Apple est un géant de la télécommunication et des nouvelles technologies. Son impact macro-économique est non négligeable, ce qui fait qu’en baisse de résultats, les conséquences seront assez importantes.

Une chute de la valorisation importante

En effet, Apple a fait monter la tension de plus d’un trader sur les marchés car son titre a chuté de 10% à la fermeture, provoquant ainsi l’effondrement d’autres grands indices américains dont le Dow Jones et le Nasdaq. La société elle-même est la première à en payer les frais, car elle subit sa première grande chute en une journée depuis 6 ans. Pour ceux qui ont du mal à comprendre : il y a plus de 75 milliards de dollars de capitalisation qui se sont envolés. Ainsi, Apple n’est plus que la 4ème capitalisation boursière américaine après Microsoft, Amazon et Google. Si il y a quelque temps, l’entreprise a atteint une valorisation de 1121 milliards de dollars, elle a chuté à 674 milliards de dollars soit moins 447 milliards de dollars.
C’est la première fois dans son histoire, depuis qu’Apple a lancé la gamme de smartphone iPhone en 2007, qu’elle a des risques sur l’évolution de son chiffre d’affaire, et ce, avant la publication de ses comptes trimestriels. L’impact d’Apple est donc non négligeable. D’abord en ce qui concerne les industries des semi-conducteurs en Philadelphie, on a enregistré une baisse de 6% à la fermeture avec 30 composantes dans le rouge quasiment. En France, dont Apple détient 15% du CA de ST Micro, on une baisse de plus de 11% (Il en est de même en Asie avec AMS, Infineon ou encore Dialog).

Les secteurs touchés par cette baise

La distribution est un secteur qui a été fortement touché par cette baisse de valorisation de la société Apple. A titre d’exemple, prenons Best Buy aux Etats-Unis qui a tout de même 15% de son CA avec la célèbre marque à la pomme. Un autre élément structurel à prendre en compte est le facteur chinois. Pourquoi ? Car Apple met en exergue le ralentissement de la demande en Chine pour expliquer cette baisse soudaine. Là, les experts ne sont pas unanimes et certains pointent même du doigt, le déficit d’innovation de la marque, qui entraînerait cela. Même le secteur du luxe en paye le prix fort avec des reculs conséquents à Paris, sur la plupart des groupes qui sont présents en Chine comme LVMH ou encore Hermès. Encore plus inédit, la baisse Apple a même touché le marché obligataire et les dettes d’Etat.